samedi 22 février 2014

Arizona (Etats-Unis) : les commerçants pourraient légalement refuser de servir les homosexuels


Un peu comme en France, où il était tout un temps question de permettre aux maires refusant de marier les couples homosexuels de brandir une « clause de conscience », les commerçants de l'Arizona, cet Etat de l'ouest des Etats-Unis, pourraient bientôt être autorisés à invoquer la liberté religieuse pour refuser de servir les homosexuels. Une loi a été votée en ce sens cette semaine par le Sénat et la Chambre des représentants de l'Etat. Elle doit encore être signée par sa gouverneur, la républicaine Jan Brewer.


Depuis le vote de la loi, des manifestations
ont lieu dans l'Etat en signe de protestation.
Crédit : Keystone.

Plusieurs parlementaires et associations de défense des droits des homosexuels ont vivement critiqué le vote d'une loi en Arizona autorisant les commerçants à invoquer la liberté religieuse pour refuser le service aux homosexuels.

Le texte de loi, qui a été voté cette semaine par le Sénat et la Chambre des représentants de l'Etat, contrôlés par les républicains, doit encore être signé par la gouverneur républicaine de l'Arizona, Jan Brewer, pour être promulguée. Mme Brewer, connue pour ses positions très conservatrices, notamment en matière d'immigration, n'a pas pris part au débat. Et interrogée vendredi à Washington par CNN, elle a reconnu que « c'est une loi très controversée » et qu'elle prendrait sa décision la semaine prochaine.

Le texte de loi ne désigne pas précisément les homosexuels, mais il permet aux personnes individuelles et aux commerçants de faire prévaloir, en cas d'éventuel procès pour discrimination, leurs croyances religieuses. Le promoteur du texte, le groupe ultra-conservateur Center for Arizona Policy, est farouchement opposé au mariage gay et à l'avortement. Il s'est félicité du vote et a appelé la gouverneur à signer le texte. « Personne ne devrait être obligé d'aller à l'encontre de ses croyances religieuses en allant au travail ou en ouvrant un commerce », écrit-il dans un communiqué.
 « Du mauvais côté de l’Histoire »

Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants de l'Arizona, Chad Campbell, a vivement réagi sur Twitter après le vote du texte : « Le monde s'est offusqué de la manière dont la Russie traite les droits des homosexuels. Je pense qu'il est temps que l'on s'offusque de ce qui se passe en Arizona. »
La puissante Union américaine de défense des libertés civiles (UCLA) a pour sa part appelé Jan Brewer à opposer son veto au texte. « Une fois de plus, les parlementaires de l'Arizona sont du mauvais côté de l'Histoire, réagit l'UCLA dans un communiqué. Cette loi n'a rien à voir avec Dieu ou la foi. (...) Ce que fait cette loi, c'est permettre à des individus et des commerçants d'utiliser la religion pour discriminer, faisant passer l'Arizona pour un Etat intolérant et peu accueillant. »

(AFP)


samedi 18 mai 2013

Filiation et reconnaissance : pas encore pour les couples homos


L’adoption est ouverte aux couples homosexuels depuis 2006 en Belgique, mais rares sont ceux qui y ont accès. Si l'on prend par exemple l’adoption à l’étranger, aucun enfant n’a été confié à un couple homosexuel entre 2007 et 2010 en Wallonie. Dans le cadre de l’adoption nationale, seuls quelques couples homosexuels se sont vu confier un enfant. Dans ce contexte, c’est peu dire que l’adoption par les couples gays et lesbiens relève toujours du parcours du combattant. 

« Ces couples doivent redoubler d’imagination pour avoir accès à la parentalité », explique Thierry Delaval, d’Arc-en-Ciel Wallonie, la coupole des associations LGBT wallonnes. Les couples de femmes ont principalement recours à la procréation médicalement assistée (PMA), pour autant qu’ils ne soient pas écartés par les centres qui la pratiquent. La mère biologique doit ensuite adopter l’enfant de sa compagne. C’est la même chose lorsqu’un couple d’hommes fait par exemple appel à une « mère porteuse », ce que l’on appelle la gestation pour autrui (GPA), même si la pratique reste à ce jour plutôt exceptionnelle puisque dépourvue de tout cadre légal. Dans un cas comme dans l'autre, cette procédure d’adoption intrafamiliale permettant aux deux parents d’être reconnus légalement s’avère à la fois lourde, longue et coûteuse. En attendant, le parent non biologique n'a aucun droit sur l'enfant (lire ci-dessous). 

Un avant-projet de loi

Dans sa déclaration de politique générale, le gouvernement Di Rupo Ier prévoyait « l’élimination des inégalités en ce qui concerne la parentalité des couples de même sexe ». A un an de la fin de la législature, les associations LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) ont profité de la Belgian Pride de ce 18 mai sur le thème des familles arc-en-ciel pour réclamer une loi simplifiant la procédure actuelle de filiation qui passe donc aujourd’hui obligatoirement par l’adoption de l’enfant du conjoint. Il s’agirait d’élargir aux couples homosexuels la présomption de paternité ou la procédure de reconnaissance ; la première prévalant chez les couples hétérosexuels mariés, la deuxième s’appliquant à ces mêmes couples non mariés.

Deux textes, parmi d’autres, sont sur la table à ce sujet. Il y a tout d’abord une proposition de loi du député fédéral Olivier Henry (PS). Demandant une modification du Code civil destinée à ouvrir la présomption de paternité et la procédure de reconnaissance aux couples homosexuels, la proposition doit encore être fixée à l’agenda de la commission Justice de la Chambre. Le deuxième texte à l’étude est un avant-projet de loi porté par la ministre de la justice Annemie Turtelboom (Open VLD). Il permettrait à des couples lesbiens ayant eu recours à une PMA de créer un lien de filiation par reconnaissance et sans passer donc par une procédure d’adoption. « Il est bien plus restrictif que la proposition Henry », souligne Thierry Delaval, d’Arc-en-Ciel Wallonie. Le texte, qui d’après nos informations serait déposé sur la table du gouvernement d’ici l’été, ne concerne effectivement pas les couples d’hommes ayant par exemple fait appel à une « mère porteuse ».

Jérémie Lempereur




« Si notre fils a le moindre problème, je suis une inconnue ! »

Cécile et Anne (prénoms d’emprunt), toutes deux la quarantaine, ont un fils de deux ans. C’est Anne qui l’a porté, suite à une insémination artificielle. Un an après sa naissance, Cécile entame la procédure d’adoption. « J’ai sous-estimé la durée de cette procédure, regrette-t-elle aujourd’hui. Depuis un an, j’ai passé plusieurs interviews, j’ai rencontré un psychologue et une assistante sociale à l’ONE. Le tout nous a déjà coûté environ 250 euros. » 

Aujourd’hui, elle doit déposer sa requête au tribunal de la jeunesse. « On m’a dit que ça prenait encore deux, voire trois ans. Il peuvent demander une enquête sociale, recueillir plusieurs avis dans la famille, auprès de nos voisins… Ma compagne voyage beaucoup et je suis souvent seule avec notre fils. Le problème, c’est que je n’ai aucune autorité parentale. Quand tout va bien, tout va bien. Mais s’il devait par exemple être hospitalisé d’urgence, je n’ai aucun droit sur lui, je suis une inconnue. Pourquoi ne pourrais-je pas reconnaître mon fils à sa naissance par une simple procédure administrative, comme c’est le cas pour les couples hétéros, même quand ils ont recours à l’insémination artificielle ? »



Faut-il fournir un cadre légal à la « gestation pour autrui » ?

C’était l’une des revendications portées par la Belgian Pride de ce 18 mai : il faut encadrer légalement le recours aux « mères porteuses ». Car quand on voit les maigres chiffres de l’adoption par des couples homosexuels, on imagine bien que de nombreux couples d’hommes souhaiteraient se tourner davantage vers cette pratique. Plusieurs le font déjà, mais c’est l’insécurité qui domine tout au long de la démarche. Quid si la mère porteuse renonce ? Quid si elle souhaite avorter ? Quid si sa grossesse connaît des complications ? 

Plusieurs textes ont été présentés au parlement à ce sujet mais aucun n’a abouti jusqu'à présent. L’asbl Homoparentalités a donc récemment décidé de prendre les devants en rédigeant une proposition de proposition de loi destinée à encadrer le « don de gestation ». Elle est consciente de marcher sur des œufs. La pratique est éminemment controversée et certains, même au sein de la communauté homosexuelle, s'y opposent catégoriquement. Ils dénoncent une marchandisation à outrance du corps de la femme qui se réduirait selon eux à un « utérus sur pattes », perdant tous ses droits.


J.L.




jeudi 24 mai 2012

Pourquoi nos dirigeants doivent boycotter l'Euro de football



Le président de l’association LGBT Gay Forum of Ukraine se fait tabasser par des inconnus à l’issue de la conférence de presse durant laquelle il vient d’annoncer l’annulation
de la première Gay Pride d’Ukraine, dimanche 20 mai. © REUTERS


EDITO –– Le monde peut-il, à l'occasion d'une compétition sportive, avoir les yeux rivés vers un pays qui ne respecte pas les droits de l’Homme sans que cela ne soit dénoncé ? Car c’est bien cette question qu’il faut se poser au moment où l’Union européenne apparaît divisée sur l’opportunité d’un boycott de l’Euro 2012 en Ukraine. Au moment aussi où le Premier ministre polonais, Donald Tusk, dont le pays co-organise l’événement, vient de se réjouir d’avoir convaincu « presque tous » ses homologues intéressés par le football de venir assister aux rencontres.

Si la question du boycott s’est posée, c’est pour protester contre la situation de l’opposante et ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko. Détenue dans l’une des quatre villes ukrainiennes qui accueilleront l’Euro de football du 6 juin au 1er juillet, elle serait victime de mauvais traitements.

Mais d’autres événements sont passés sous silence, qui justifieraient largement le boycott de la compétition sportive. Dimanche, la première Gay Pride de Kiev, la capitale ukrainienne, a dû être annulée en dernière minute. En cause : la présence massive de contre-manifestants et le manque cruel de protection policière. Après la conférence de presse annonçant l’annulation de la marche, le président de l’association LGBT Gay Forum of Ukraine fut littéralement tabassé par des inconnus qui ont pris la fuite en réalisant qu’ils étaient entourés de journalistes.

Pour Amnesty International, il était clair dès le début que la police de Kiev ne voulait pas que ce rassemblement ait lieu. Car si les forces de l’ordre ne sont pas capables d’assurer la sécurité d’une Gay Pride, comment le seraient-elles pour un événement comme l’Euro de football ? Les hooligans, tant redoutés dimanche par la police, seront pourtant bien plus nombreux…

La réalité est qu’il s’agit d’un choix politique. Que l’on ne peut que déplorer. Pourquoi la police sécuriserait-elle une marche des fiertés alors que le Parlement ukrainien doit bientôt examiner une proposition de loi interdisant la publication d’informations relatives à l’homosexualité et prévoyant des peines de prison pour ceux qui braveraient l’interdit ?

Lorsque les supporters feront résonner les stades à coups de cris et de chants, les dirigeants qui auront fait le choix de se rendre sur place devront penser à toute cette frange de la population réduite au silence. Privée, elle, de rassemblement.

jeudi 17 mai 2012

Rapport "SOS homophobie" : le temps de l'homophobie ordinaire et de proximité


Ce jeudi 17 mai se tient comme chaque année la journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Une date symbolique puisque le 17 mai 1990, l’Organisation Mondiale de la Santé retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. L’association française SOS homophobie vient de publier son rapport annuel 2012. Un document de plus de 150 pages qui aide à mieux cerner le phénomène et ses évolutions et dont voici les grandes lignes. 
1 556 témoignages reçus en 2011. C’est la première fois que l’association enregistre autant de signalements depuis la publication de son premier rapport sur l’homophobie en 1997. C’est une augmentation de 5 % par rapport à 2010 mais le rapport nuance. La hausse du nombre d’actes signalés n’est pas forcément liée à une augmentation des actes homophobes. La meilleure visibilité de l’association et le fait que les victimes osent davantage témoigner sont des facteurs à prendre en compte.
C’est Internet qui véhicule le plus l’homophobie malgré un recul de la part de témoignages qu’il représente. 17 % des cas recensés dénoncent une homophobie de la part d’internautes ou de responsables de sites. Le rapport publié cette semaine marque par ailleurs le retour des contextes « travail » (13 %, + 36 %), « famille-entourage proche » (13 %, + 36 %) et « voisinage » (12 %, + 32 %).
Plus d’un témoignage sur trois fait état d’une parole, d’une violence ou encore d’une discrimination homophobe subie dans le cadre de la vie quotidienne de la victime. Des données qui amènent l’association à tirer la sonnette d’alarme. S’il n’est plus question de répression officielle de l’homosexualité, la réprobation officieuse et quotidienne est toujours bien là. SOS homophobieévoque à ce propos un phénomène plus subtil et insidieux : l’homophobie ordinaire (et parfois inconsciente). Il s’agit là d’une forme de rejet beaucoup plus difficile à combattre que l’homophobie flagrante. Pour l’association, c’est le travail de prévention (en milieu scolaire [5 % des témoignages, + 45 %], dans le grand public et auprès des institutions publiques) qui permettra de lutter contre cette homophobe ordinaire.

Campagne "SOS homophobie"

8 jours d’interruption de travail
Plus de la moitié des témoignages (51 %) font part d’insultes. Les agressions physiques augmentent par ailleurs de 22 %, à 11 %, et elles s’accompagnent de harcèlement dans 19 % des cas. Parmi les victimes d’homophobie qui ont contacté l’association, 27 ont fait constater leurs blessures auprès des urgences médico-judiciaires, cumulant 225 jours d’interruption temporaire de travail, soit en moyenne plus de 8 jours par victime.
Les agressions dans les lieux publics représentent près de la moitié des agressions physiques (47 %). Les témoignages reçus par l’association indiquent dans la majorité des cas que ces agressions sont uniquement motivées par l’homophobie. Le profil de l’auteur de l’agression est masculin dans 78 % des cas. Les femmes, elles, interviennent quasi uniquement dans le cercle familial ou le voisinage même si l’association a tout de même reçu trois témoignages d’agressions commises par des femmes dans des lieux publics.
La lesbophobie ou le règne de l’invisibilité
En 2011, l’association a reçu 246 témoignages de lesbiennes victimes d’homophobie ou plus précisément de lesbophobie (ce mélange de sexisme et d’homophobie). Un nombre en nette augmentation mais qui ne représente qu’une petite partie du nombre total de témoignages reçus (16 %). Une faible proportion que l’association explique par le fait que beaucoup de lesbiennes ont encore du mal à se définir comme victimes. Le sexisme étant bien souvent intériorisé dans notre société, l’homophobie qui vient s’y greffer n’est pas toujours clairement identifiable. Par ailleurs, le fait de rendre les lesbiennes invisibles les empêche parfois de nommer ce qu’elles subissent.
L’année 2011 marque tout de même une explosion des témoignages dans les lieux publics. La violence apparaît en général lorsque les agresseurs s’aperçoivent que les femmes sont réellement en couple et que ce n’est pas un jeu. Le rapport pointe à ce sujet ce trait spécifique de la lesbophobie qu’est la dérision de la sexualité entre femmes.

Le rapport complet est disponible à l’adresse suivante :


                                                    Maëlle Le Corre – www.yagg.com



jeudi 10 mai 2012

Etats-Unis : pourquoi le "oui" d'Obama au mariage n'est que symbolique

EDITO –– Un président des Etats-Unis en exercice qui se déclare en faveur du mariage homosexuel, cela  ne devait pas passer inaperçu. Dès l’annonce de Barack Obama, ce mercredi 9 mai, les réactions ont commencé à pleuvoir. Il faut dire qu’il est le premier ruling President à prendre ainsi position pour une telle évolution sociale. Certains, au sein de la communauté homosexuelle, n’ont d’ailleurs pas pu retenir leurs larmes.
Mais s’il va de soi que cette déclaration est importante et différencie clairement Obama de son très probable rival à l’élection présidentielle de novembre, le républicain Mitt Romney, elle relève davantage du symbole. Et si les symboles sont certes très importants et nécessaires, ils ne doivent pas occulter la réalité.
Une réalité qui, aux Etats-Unis, est loin de susciter l’euphorie. Sur les 50 Etats que compte le pays, seulement 6 ont légalisé les unions entre personnes de même sexe et 31 ont amendé leur Constitution pour les interdire. Dernier en date, la Caroline du Nord, dont les électeurs ont approuvé ce mardi un amendement qui interdit même les unions civiles homosexuelles. Un amendement qui menace par ailleurs tous les couples n’étant pas mariés de ne plus pouvoir bénéficier, notamment, d’une couverture santé pour leurs enfants.
On voit bien que c’est au niveau de chaque Etat que tout se joue. Tant que Barack Obama ne jugera pas que les questions fondamentales liées aux droits de l’Homme doivent être tranchées au niveau fédéral, chaque Etat pourra continuer à faire passer des textes contraires à la Constitution et en l’occurrence ici à son XIVe amendement qui prévoit une « égale protection de la loi pour tous ».
En 1967, la Cour Suprême avait déclaré qu’aucun Etat ne pouvait interdire les mariages interraciaux parce que « le mariage est l’un des droits fondamentaux de tout être humain ». Aujourd’hui, c’est cette même Cour Suprême qui devrait se faire entendre à propos du mariage homosexuel.
                              

mercredi 2 mai 2012

Saint-Pétersbourg : les 17 personnes arrêtées seront convoquées devant un tribunal

Dix-sept personnes portant des drapeaux arc-en-ciel et des affiches « pour l’égalité des droits » ont été interpellées ce mardi 1er mai en marge de manifestations pour célébrer la fête du travail à Saint-Pétersbourg. « Au moins 17 personnes ont été interpellées », a déclaré Iouri Gavrikov, leader de la branche locale de GayRussia à Saint-Pétersbourg. Ces personnes ont été interpellées au motif qu’elles ont « violé la loi interdisant la propagande homosexuelle » en vigueur dans la deuxième ville de Russie depuis fin février, a-t-il expliqué.
La police a confirmé qu’il y avait eu des interpellations de membres de la communauté homosexuelle, sans plus de précisions. M. Gavrikov a déclaré dans la soirée de mardi que toutes ces personnes avaient été relâchées à l’issue de la garde a vue et qu’elles seraient convoquées prochainement devant un tribunal.
Pour rappel, une loi votée par l’assemblée de Saint-Pétersbourg fin février punit les auteurs de tout « acte public » faisant la promotion tant de l’homosexualité que de la pédophilie. Un texte vivement dénoncé à travers le monde par les défenseurs des libertés comme faisant un amalgame entre homosexualité et pédophilie, et comme un moyen de répression des minorités sexuelles (lire l'article du 26 février).

(Avec AFP)




Une des très rares vidéos des incidents de ce 1er mai.


mercredi 11 avril 2012

France : les droits des LGBT dans le clip de François Hollande

Les dix candidats à l'élection présidentielle en France ont dévoilé ce lundi leur clip de campagne. Et François Hollande (PS) est le seul à y avoir intégré l'égalité des droits pour les personnes homosexuelles. Juste après avoir parlé du droit des enfants, le candidat parle d' « une France où le droit de chacun s'appuiera sur l'égalité de tous ». On voit alors défiler une banderole de l'Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (AGPL) pour les droits des homoparents. Un drapeau arc-en-ciel géant apparaît aussi à l'écran.