EDITO –– Un président des Etats-Unis en exercice qui se déclare en faveur du mariage homosexuel, cela ne devait pas passer inaperçu. Dès l’annonce de Barack Obama, ce mercredi 9 mai, les réactions ont commencé à pleuvoir. Il faut dire qu’il est le premier ruling President à prendre ainsi position pour une telle évolution sociale. Certains, au sein de la communauté homosexuelle, n’ont d’ailleurs pas pu retenir leurs larmes.
Mais s’il va de soi que cette déclaration est importante et différencie clairement Obama de son très probable rival à l’élection présidentielle de novembre, le républicain Mitt Romney, elle relève davantage du symbole. Et si les symboles sont certes très importants et nécessaires, ils ne doivent pas occulter la réalité.
Une réalité qui, aux Etats-Unis, est loin de susciter l’euphorie. Sur les 50 Etats que compte le pays, seulement 6 ont légalisé les unions entre personnes de même sexe et 31 ont amendé leur Constitution pour les interdire. Dernier en date, la Caroline du Nord, dont les électeurs ont approuvé ce mardi un amendement qui interdit même les unions civiles homosexuelles. Un amendement qui menace par ailleurs tous les couples n’étant pas mariés de ne plus pouvoir bénéficier, notamment, d’une couverture santé pour leurs enfants.
On voit bien que c’est au niveau de chaque Etat que tout se joue. Tant que Barack Obama ne jugera pas que les questions fondamentales liées aux droits de l’Homme doivent être tranchées au niveau fédéral, chaque Etat pourra continuer à faire passer des textes contraires à la Constitution et en l’occurrence ici à son XIVe amendement qui prévoit une « égale protection de la loi pour tous ».
En 1967, la Cour Suprême avait déclaré qu’aucun Etat ne pouvait interdire les mariages interraciaux parce que « le mariage est l’un des droits fondamentaux de tout être humain ». Aujourd’hui, c’est cette même Cour Suprême qui devrait se faire entendre à propos du mariage homosexuel.
Mais s’il va de soi que cette déclaration est importante et différencie clairement Obama de son très probable rival à l’élection présidentielle de novembre, le républicain Mitt Romney, elle relève davantage du symbole. Et si les symboles sont certes très importants et nécessaires, ils ne doivent pas occulter la réalité.
Une réalité qui, aux Etats-Unis, est loin de susciter l’euphorie. Sur les 50 Etats que compte le pays, seulement 6 ont légalisé les unions entre personnes de même sexe et 31 ont amendé leur Constitution pour les interdire. Dernier en date, la Caroline du Nord, dont les électeurs ont approuvé ce mardi un amendement qui interdit même les unions civiles homosexuelles. Un amendement qui menace par ailleurs tous les couples n’étant pas mariés de ne plus pouvoir bénéficier, notamment, d’une couverture santé pour leurs enfants.
On voit bien que c’est au niveau de chaque Etat que tout se joue. Tant que Barack Obama ne jugera pas que les questions fondamentales liées aux droits de l’Homme doivent être tranchées au niveau fédéral, chaque Etat pourra continuer à faire passer des textes contraires à la Constitution et en l’occurrence ici à son XIVe amendement qui prévoit une « égale protection de la loi pour tous ».
En 1967, la Cour Suprême avait déclaré qu’aucun Etat ne pouvait interdire les mariages interraciaux parce que « le mariage est l’un des droits fondamentaux de tout être humain ». Aujourd’hui, c’est cette même Cour Suprême qui devrait se faire entendre à propos du mariage homosexuel.
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