Faute de soutien de la part du gouvernement, les organisateurs de la première Gay Pride du Monténégro ont décidé d'annuler cette dernière. Elle devait normalement avoir lieu de 31 mai dans la capitale, Podgorica, mais ses organisateurs ont précisé qu'elle ne sera organisée que "lorsque le gouvernement sera prêt à [leur] offrir son véritable soutien et pas seulement des déclarations de soutien". Le gouvernement est notamment critiqué pour avoir échoué à nommer son représentant dans le comité d'organisation de la parade.
Ministre des Minorités ? "Humiliant !"
L'annulation de cette première Gay Pride est à replacer dans un contexte général d'hostilité à l'égard des homosexuels dans les Balkans. Le Monténégro, pays à la société traditionnelle et patriarcale, reste pariculièrement fermé sur le sujet.
A titre d'exemple pour le moins révélateur, le ministre monténégrin des Minorités, Ferhat Dinosa, a récemment déclaré s'être senti humilié en apprenant que la situation des homosexuels relevait de son portefeuille. Un autre exemple, s'il en fallait encore un. Un sondage vient de révéler que 70 % des monténégrins considéraient encore l'homosexualité comme une maladie.
On comprend aisément que dans ce contexte, les organisateurs de la première Gay Pride aient décidé d'annuler l'événement. Un événement dont le bon déroulement n'était clairement pas garanti. La communauté LGBT du Monténégro devra patienter. Encore et encore...
A titre d'exemple pour le moins révélateur, le ministre monténégrin des Minorités, Ferhat Dinosa, a récemment déclaré s'être senti humilié en apprenant que la situation des homosexuels relevait de son portefeuille. Un autre exemple, s'il en fallait encore un. Un sondage vient de révéler que 70 % des monténégrins considéraient encore l'homosexualité comme une maladie.
On comprend aisément que dans ce contexte, les organisateurs de la première Gay Pride aient décidé d'annuler l'événement. Un événement dont le bon déroulement n'était clairement pas garanti. La communauté LGBT du Monténégro devra patienter. Encore et encore...

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