mardi 17 mai 2011

Lutte contre l'homophobie et la transphobie : un combat de tous les jours

Ce mardi a lieu la 7e journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Dans plus dans 70 pays à travers le monde, des actions sont menées ce 17 mai en vue de sensibiliser les opinions publiques aux discriminations et violences subies par les gays, lesbiennes et transsexuels. Une date qui n'a pas été choisie au hasard. Le 17 mai 1990, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) retirait l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Depuis, des avancées concernant notamment les droits de la communauté LGBT ont pu être constatées dans plusieurs pays. Mais les mentalités n'ont pas évolué au même rythme. Contrairement à l'idée largement répandue aujourd'hui d'un respect quasi total des homosexuels, lesbiennes et transsexuels, on constate que les comportements homophobes sont en recrudescence.

Hier soir, à la veille donc de cette journée de luttre contre l'homophobie, un groupe Facebook très homophobe faisait son apparition. Avec un nom qui se passe de tout commentaire : "Pour que les pédés et les gouinasses soient gazés." Ce groupe n'a toujours pas été fermé et ce malgré les nombreux signalements postés sur son "mur". Que l'on ne s'y trompe pas. Cet exemple est loin d'être l'exception.

Si l'importance de cette journée de lutte contre l'homophobie ne doit en aucun cas être remise en cause, il est cependant important de souligner que c'est chaque jour que doivent être dénoncés et sanctionnés les comportements à caractère homophobe. De l'insulte à l'agression physique, rien ne doit être laissé au hasard.

Le slam du coming out

"J'ai choisi ma danse." Voilà le titre du projet musical du rappeur Lester Bilal et du réalisateur et photographe Fabien Lemaire. Les deux hommes veulent faire bouger les consciences au service des victimes de l'homophobie. Et le choix du slam n'est pas anodin. Le but est de toucher le plus grand nombre, notamment les jeunes.

La mise en scène retrace les pas d'un enfant devenu jeune homme qui tombe amoureux et décide de faire son coming out à ses parents. Ce n'est que progressivement que le spectateur est jeté dans l'histoire d'amour entre les deux hommes. "Je ne voulais pas commencer directement par le lieu commun gay, ça aurait écarté beaucoup d’hétéros alors que les paroles ont été écrites pour eux. C’est une façon de garder leur attention", explique Fabien Lemaire.


 






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